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Le design en permaculture : concevoir son jardin pas à pas

Avant de planter, on conçoit. Concevoir un jardin en permaculture, c'est l'art de placer chaque élément de ton terrain là où il rendra le plus de services pour le moins d'allers-retours. Je t'explique la méthode que j'applique, du grand terrain jusqu'à mon balcon : observer, cartographier, zoner, puis placer.

Vue de dessus d'un jardin en permaculture aux planches courbes et allées paillées

Planter un pommier prend une heure. Le déplacer parce qu'il fait de l'ombre à la serre prend une saison, quand il survit. Le design est la partie de la permaculture qui évite ce genre de regret : on réfléchit sur le papier avant de creuser. Voici comment je m'y prends, étape par étape.

Qu'est-ce que le design en permaculture ?

Le mot anglais design se traduit mal. Il veut dire à la fois concevoir, organiser, agencer et planifier. En permaculture, il désigne la manière d'organiser un lieu en pensant d'abord aux relations entre les éléments plutôt qu'aux éléments eux-mêmes. Où mettre le potager, le compost, le point d'eau, les poules ? Et surtout : qu'est-ce que chacun peut apporter à ses voisins ?

La démarche est née au milieu des années 1970, en Australie, avec Bill Mollison et David Holmgren ; leur premier livre, Permaculture One, paraît en 1978. Elle repose sur trois éthiques (prendre soin de la Terre, prendre soin des humains, partager équitablement) et, depuis 2002, sur les douze principes de conception formulés par Holmgren. Mollison la résumait comme une philosophie qui préfère « une observation prolongée et réfléchie » à « un travail prolongé et irréfléchi ». Toute la méthode tient dans cette phrase.

Pourquoi faire un design plutôt que planter directement ?

Parce que les erreurs d'emplacement coûtent cher et se voient tard. Une serre posée dans l'ombre d'un grand arbre, un compost au bout du terrain qu'on ne retourne jamais, un verger exposé au vent froid : rien de tout ça ne se rattrape en un week-end. Le plan donne aussi un ordre de travaux. Tu sais quoi faire cette année, quoi garder pour plus tard, et tu évites de tout commencer à la fois.

Mon premier contact avec cette logique n'est pas venu d'un livre. Chez ma grand-mère, le persil et la ciboulette poussaient contre le mur de la cuisine, les pommes de terre au fond, là où elle n'allait qu'au moment de butter. Elle n'avait jamais entendu le mot « zonage ». Son jardin, lui, était zoné.

Observer avant de concevoir

C'est la première étape et la plus frustrante, parce qu'on a envie de planter. Pourtant, un terrain ne se comprend pas en une visite : pour découvrir comment il fonctionne, il faut le vivre. L'eau qui stagne en février, l'ombre portée du voisin en décembre, le couloir de vent qui couche les tomates en août : tout ça ne se voit qu'en le vivant. Terre vivante comme Jardiner malin conseillent, dans l'idéal, une année complète d'observation avant de figer le plan.

Ce que je note dans mon carnet de culture

  • La course du soleil, été comme hiver : où il tape le matin, où l'ombre s'installe l'après-midi.
  • Le vent : d'où vient le vent froid, quels coins restent abrités, où se forment des microclimats (un mur exposé au sud, un recoin protégé).
  • L'eau : où elle ruisselle après un orage, où elle stagne, la pente, les points bas.
  • Le sol : sa texture, sa fertilité, les endroits compactés ou gorgés d'eau.
  • L'existant : arbres, haies, plantes sauvages, bâti, chemins que tout le monde emprunte déjà.

Un détail qui paraît idiot : note aussi tes propres trajets. Le chemin entre la porte de la cuisine et la poubelle, celui que prennent les enfants. C'est sur ces passages que l'on placera ce qui demande le plus de visites.

La carte de base et la méthode OBREDIM

Tout part d'une carte de base : un plan du terrain, à l'échelle si possible, où l'on reporte seulement ce qui existe déjà. Relief, arbres, bâtiments, arrivée d'eau, accès. Pas encore une seule idée de projet. Terre vivante insiste sur ce point : cette carte deviendra le fond de toutes les suivantes, et les idées posées trop tôt empêchent de voir le terrain tel qu'il est.

La même source résume ensuite le processus en trois temps, qui suffisent pour un jardin de particulier :

Collecter, décider, mettre en œuvre

D'abord on collecte l'information (relevés, observations, histoire du lieu) et on l'ajoute à la carte. Ensuite on décide, avec les outils de planification que sont le zonage et les secteurs. Enfin on met en œuvre, progressivement, en laissant le plan évoluer. L'autrice de l'article de Terre vivante raconte avoir réparé un poulailler existant, mal placé, plutôt que de le reconstruire ailleurs : la conception s'arrange aussi avec ce qui est déjà là.

OBREDIM ou BOLRADIME

Pour un projet plus ambitieux, beaucoup de praticiens francophones suivent une grille en sept étapes, OBREDIM : Observation, Bordures (limites et contraintes du lieu), Ressources, Évaluation, Design, Implantation, Maintenance. Tu la croiseras aussi sous le nom de BOLRADIME, qui reprend les mêmes idées dans un autre ordre. Je m'en sers comme d'une check-list, pas comme d'une procédure : son vrai intérêt est de t'obliger à lister tes contraintes (budget, temps, voisinage, règlement) avant de dessiner.

Les zones 0 à 5 : ranger le jardin selon tes passages

Planche de culture en trou de serrure (keyhole) pour un accès central optimisé

Le zonage classe l'espace selon la fréquence de tes visites. Ce qui réclame le plus d'attention se place au plus près du centre de ton activité, qui n'est pas forcément la maison : le poulailler qu'on visite matin et soir crée lui aussi un trajet quotidien. On ne court pas au fond du terrain pour trois brins de persil.

Les zones sont six, numérotées de 0 à 5, de la maison au sauvage. Leur contenu varie selon les auteurs ; ce tableau reprend les descriptions les plus courantes.

Les six zones, de l'habitat au sauvage
ZoneIntensité des soinsCe qu'on y met en général
Zone 0On y vitLa maison, point de départ du plan : on y cherche à réduire les besoins en énergie et en eau.
Zone 1Tous les joursCe que tu vas récolter ou surveiller chaque jour : aromatiques, salades, semis, petits fruits, compost de cuisine, serre.
Zone 2Régulière, un peu moindrePlantes pérennes à tailler ou désherber de temps en temps, verger, poules, ruches.
Zone 3Faible une fois installéeCultures principales pour la maison ou la vente, prairies.
Zone 4OccasionnelleEspace semi-sauvage : bois, cueillette, plantes sauvages utiles.
Zone 5Aucune, sauf observerLa nature laissée à elle-même, réservoir de biodiversité et terrain d'apprentissage.
Zones du design en permaculture en cercles concentriques autour de la maison, du potager intensif à l'espace sauvage

Sur les schémas, les zones forment des cercles bien sages autour de la maison. Sur un vrai terrain, elles se déforment : elles s'étirent le long d'un chemin, se coupent en deux au passage d'un talus, sautent par-dessus l'allée du garage. C'est normal, le cercle n'est qu'une image.

À l'intérieur d'une même zone, des formes malignes comme la planche en « trou de serrure » raccourcissent encore les trajets. Et sur un petit terrain, tu n'auras sans doute que les zones 1 et 2. Ce n'est pas un échec : la logique reste exactement la même.

Les secteurs : composer avec le soleil, le vent et l'eau

Jardin en mandala vu de dessus, planches concentriques en permaculture

Les zones organisent le travail humain. Les secteurs, eux, décrivent les énergies qui viennent de l'extérieur et traversent le terrain : le soleil d'été et celui d'hiver, les vents chauds et froids, l'eau qui ruisselle ou inonde, les vues gênantes, le risque d'incendie dans les régions exposées.

On les dessine sur un calque posé sur la carte de base, sous forme de flèches ou de quartiers de cercle. Puis on cherche à capter ce qui est utile et à freiner ce qui ne l'est pas :

Composer avec les secteurs

  • Le soleil : les cultures gourmandes de lumière du côté le plus ensoleillé, les coins d'ombre pour les salades d'été ou un banc.
  • Le vent : une haie brise-vent face au vent froid, qui crée un microclimat plus doux derrière elle.
  • L'eau : une mare au point bas, là où elle converge, et un récupérateur d'eau de pluie sous la gouttière pour arroser sans tirer sur le réseau.

Un passage du même article m'a marquée : l'autrice a perdu en plein hiver un arbre délicat et coûteux avant de comprendre à quel point sa parcelle était exposée. Le brise-vent planté ensuite aurait dû être là dès le début, reconnaît-elle. Les secteurs servent précisément à voir ce danger avant de le payer.

Les principes qui guident un bon design

Quand j'hésite sur l'emplacement d'un élément, je repasse ces quelques règles. Elles viennent des fondamentaux qu'on retrouve chez Terre vivante et dans les principes de Holmgren.

Mes règles pour trancher

  • Chaque élément est relié aux autres : on intègre plutôt qu'on sépare. Le compost se place entre la cuisine et les planches, pas au bout du terrain.
  • Chaque élément remplit plusieurs fonctions : un brise-vent de saules coupe le vent, donne du bois et nourrit les abeilles avec ses chatons au début du printemps.
  • Chaque fonction est assurée par plusieurs éléments : pour l'eau, une cuve, du paillage et des plantes peu gourmandes. Si l'un flanche, le système tient.
  • Petit et lent d'abord : on installe un noyau bien tenu près de la maison, puis on rayonne quand il tourne seul.
  • Le problème devient la solution : une zone humide se transforme en point d'eau, une pente en arrosage par gravité.

Ces règles ne remplacent pas les trois éthiques ni les douze principes de conception de Holmgren, que je détaille dans mon guide sur les 12 principes de la permaculture. Ici, on s'intéresse à leur traduction concrète sur le plan.

Faire son design de permaculture : les étapes, dans l'ordre

Voici la séquence que je suis, pour une parcelle du jardin partagé comme pour mes bacs. Elle reprend la logique collecter, décider, mettre en œuvre.

Du terrain au plan, en 6 étapes

  • 1. Clarifier tes objectifs et tes contraintes : ce que tu veux produire ou vivre sur ce lieu, le temps que tu peux y passer, ton budget.
  • 2. Dessiner la carte de base, puis reporter les secteurs sur un calque : soleil, vents, écoulement de l'eau, microclimats.
  • 3. Lister les éléments souhaités : potager, verger, forêt-jardin, bassin, poulailler, compost, serre…
  • 4. Analyser chaque élément : ses besoins, ce qu'il produit, ses caractéristiques. C'est là qu'on peut créer des liens : la production de l'un couvre le besoin d'un autre.
  • 5. Placer les zones et les éléments, du plus visité au plus sauvage, en respectant les secteurs.
  • 6. Mettre en œuvre par petites tranches, observer, corriger le plan à chaque saison.

L'analyse d'un élément : l'exemple des poules

C'est l'étape 4 qui fait la différence entre un plan joli et un plan qui travaille. Prends des poules. Elles ont besoin d'eau, de nourriture, d'un abri, d'un sol à gratter. Elles produisent des œufs, du fumier, de la chaleur, et elles grattent. Placées entre le compost et le potager, elles retournent le premier, reçoivent les restes de cuisine et fertilisent le second. Mises au fond du terrain, loin de tout, elles deviennent une corvée. Même animal, deux plans, deux résultats.

Mettre en œuvre sans s'épuiser

Au jardin partagé du quartier, on a refait le plan un hiver, un calque par personne sur la même carte de base. Première découverte : le composteur avait été installé à l'endroit le plus éloigné du robinet et de l'entrée, et personne ne le retournait. On l'a déplacé en premier, avant de toucher au reste. Une modification à la fois, et on regarde ce qu'elle change.

Un design sur un balcon ou un petit jardin

On croit souvent que la permaculture exige un hectare. C'est faux : la méthode ne dépend pas de la surface. Sur mon balcon parisien de 6 m², au 4e étage, je fais exactement la même chose en miniature.

Mon mini-design de balcon

J'ai dessiné mes 6 m² sur une feuille quadrillée et noté dans mon carnet de culture, sur plusieurs semaines, où le soleil passait la rambarde et où le vent s'engouffrait. Résultat : les aromatiques que je coupe tous les jours juste à côté de la porte-fenêtre, ma « zone 1 » ; les tomates au coin le plus chaud ; le lombricomposteur à l'ombre, sous la table. Le vent venait toujours du même angle : une canisse sur ce côté-là a changé la vie de mes jeunes plants.

En ville, les secteurs changent de nature : l'ombre des immeubles d'en face, les rafales qui tournent dans une cour, la réverbération d'un mur clair. Ils se dessinent pourtant de la même façon. Et la règle des fonctions multiples compte encore plus quand la place manque : un bac qui porte des fraisiers en bordure, des aromatiques au centre et un tuteur pour un haricot à rames vaut trois bacs.

Papier, calque ou logiciel ?

Pour un jardin de particulier, un crayon, une gomme et un plan à l'échelle suffisent. Le papier calque est mon outil préféré : une feuille pour l'existant, une pour les secteurs, une pour les zones, et on les superpose pour comparer plusieurs scénarios sans tout redessiner. C'est avec ces calques que je bâtis mon plan d'action de l'année.

Les logiciels de plan et les outils de conception en ligne existent, et certains sont pratiques pour mesurer des surfaces ou partager un plan. Ils s'adressent surtout aux grands terrains et aux professionnels. Même chose pour les bureaux d'études en permaculture : utiles pour une micro-ferme ou un lieu de vie collectif, pas nécessaires pour un potager de famille. Mon avis tranché : si tu ne sais pas encore d'où vient le vent chez toi, aucun logiciel ne le devinera pour toi.

Se former à la conception en permaculture

La formation de référence porte le nom de cours de conception en permaculture, ou CCP (Permaculture Design Course en anglais). C'est un format certifiant de 72 heures, issu de l'enseignement de Bill Mollison et repris aujourd'hui par de nombreux organismes. Humanité et Biodiversité le décrit comme un stage qui donne des bases dans plusieurs disciplines : sol vivant, éco-habitat, cueillette sauvage, compostage, low-tech.

Quelle est la meilleure ? Aucun classement officiel ne permet de le dire, et je me méfie de ceux qui l'affirment. Regarde plutôt si le cours comprend un vrai travail de conception sur un lieu, et si les formateurs ont eux-mêmes un lieu à te montrer. Pour un potager de ville, un livre, ton carnet et une saison d'observation t'apprendront déjà l'essentiel.

Appliquer le design chez soi

Un plan de permaculture n'est jamais terminé. Mon plan de balcon a changé trois fois depuis que je l'ai dessiné, et c'est très bien ainsi : chaque saison apprend quelque chose que le papier ne savait pas. Le douzième principe de Holmgren ne dit pas autre chose : répondre au changement avec créativité.

Si tu débutes, commence par mon guide pour débuter la permaculture, puis combine ton plan avec les techniques de terrain : buttes, associations de légumes, paillage et compost pour nourrir le sol. Et quand le plan est prêt, passe aux planches avec mon guide du potager en permaculture, même sur un balcon.

Sources

  • Wikipédia, article « Permaculture » (fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture) : Bill Mollison et David Holmgren, milieu des années 1970, Permaculture One (1978), les trois éthiques, la méthode OBREDIM (observation, bordures, ressources, évaluation, design, implantation, maintenance), les zones numérotées de 0 à 5 et le cours certifié de 72 heures.
  • Wikipedia (en), article « Permaculture » (en.wikipedia.org/wiki/Permaculture) : citation de Bill Mollison sur l'observation (« protracted and thoughtful observation rather than protracted and thoughtless labor »), description des zones 0 à 5, douze principes de David Holmgren publiés en 2002 dans Permaculture: Principles and Pathways Beyond Sustainability.
  • Holmgren Design, « Permaculture Design Principles » (permacultureprinciples.com/permaculture-principles/) : intitulés des douze principes (observer et interagir, intégrer plutôt que séparer, solutions lentes et à petite échelle, répondre au changement avec créativité…).
  • Terre vivante, article du 19 février 2020 sur la conception en permaculture (terrevivante.org, rubrique Contenus) : carte de base sans idées de projet, trois temps (collecte d'informations, prise de décisions, mise en œuvre), observation idéalement sur une année complète, poulailler existant réutilisé, arbre perdu faute de brise-vent, haie de saules aux fonctions multiples, zonage autour des trajets quotidiens, commencer petit.
  • Jardiner malin, fiche pratique sur la conception en permaculture (jardiner-malin.fr, rubrique Fiches) : diagnostic du terrain idéalement sur une année complète, zonage selon la fréquence d'utilisation.
  • Humanité et Biodiversité, article de la rubrique Articles (humanite-biodiversite.fr/articles/73835) : sens du mot design (aménager, organiser, agencer, planifier), stage de conception de Bill Mollison et disciplines abordées.
  • Deep Green Permaculture, « Zones and Sectors, Efficient Energy Planning » (deepgreenpermaculture.com) : définition des secteurs comme énergies extérieures qui traversent le site (soleil d'été et d'hiver, vents chauds et froids, eau et inondation, vues, risque d'incendie) et intensité de gestion de chaque zone.
Vos questions

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le design en permaculture ?
C'est la phase de conception d'un lieu, jardin, terrain ou petite ferme : on décide où placer chaque élément pour qu'il soit relié aux autres et rende plusieurs services. La méthode part de l'observation du terrain, passe par une carte de base, puis par le découpage en zones (selon tes passages) et l'analyse des secteurs (soleil, vent, eau). C'est ce travail sur le plan, avant la bêche, qui distingue un jardin conçu en permaculture d'un potager planté au hasard.
Quelles sont les 5 zones de la permaculture ?
On parle souvent de 5 zones, mais elles sont six, numérotées de 0 à 5. La zone 0 est la maison. La zone 1, juste à côté, reçoit ce que tu visites chaque jour : aromatiques, salades, compost. La zone 2 accueille ce qui demande un peu moins de soins : petits fruits, verger, poules. La zone 3 regroupe les cultures principales, peu suivies une fois installées. La zone 4 est semi-sauvage (bois, cueillette) et la zone 5 reste sauvage : on n'y fait qu'observer.
Quels sont les 3 piliers de la permaculture ?
Ce sont ses trois éthiques : prendre soin de la Terre, prendre soin des humains et partager équitablement les surplus. Elles servent de boussole à la conception : devant un choix d'emplacement ou d'aménagement, on vérifie qu'il ne va à l'encontre d'aucune des trois.
Quels sont les 12 principes de la permaculture ?
Ce sont les douze principes de conception publiés par David Holmgren en 2002 : observer et interagir, capter et stocker l'énergie, obtenir une production, appliquer l'autorégulation et accepter la rétroaction, utiliser les ressources renouvelables, ne produire aucun déchet, partir des motifs pour aller aux détails, intégrer plutôt que séparer, préférer les solutions lentes et à petite échelle, utiliser la diversité, valoriser les bordures, et répondre au changement avec créativité.
Comment faire le design de son jardin en permaculture ?
Observe ton terrain, idéalement sur une année complète pour voir passer les saisons. Dessine une carte de base de l'existant, puis superpose-lui les secteurs et les zones. Liste ce que tu veux installer, analyse les besoins et les productions de chaque élément, place-les du plus visité au plus sauvage, et mets en œuvre par petites étapes en corrigeant le plan au fil des saisons.
Qu'est-ce qu'une carte de base en permaculture ?
C'est le plan de départ : on y reporte tout ce qui existe déjà sur le terrain (relief, arbres, point d'eau, bâtiments, accès) sans encore y mettre ses propres idées. Toutes les cartes suivantes, secteurs, zones, projet, se superposent à elle.
Quelle est la meilleure formation en permaculture ?
Il n'existe pas de classement officiel. La référence historique est le cours de conception en permaculture (CCP), un format certifiant de 72 heures issu de l'enseignement de Bill Mollison, proposé par de nombreux organismes. Pour un jardin de particulier, il n'est pas indispensable : observer son terrain et dessiner son plan apprend déjà beaucoup.
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