Chez ma grand-mère, la treille au-dessus de la porte du cellier avait des feuilles bleues tout l'été. Le mur aussi, d'ailleurs, et le vieux pulvérisateur en cuivre qui dormait à côté des sabots. Pour elle, la bouillie n'était pas un produit : c'était une saison. Quand j'ai récupéré son carnet de jardin, j'ai trouvé des « bleu » griffonnés presque toutes les semaines de juin.
Je n'ai pas hérité de ce réflexe. En reprenant le sujet pour mon balcon, j'ai fait ce qu'elle ne pouvait pas faire : aller lire les autorisations officielles de chaque produit sur le site Ephy de l'Anses. Et c'est là qu'on comprend comment utiliser la bouillie bordelaise correctement. Les doses sont données au mètre carré, il y a un délai avant récolte, un nombre de passages maximal, et un plafond de cuivre par an qu'un seul bac de tomates peut consommer à lui seul.
Qu'est-ce que la bouillie bordelaise ?
La bouillie bordelaise est un mélange de sulfate de cuivre et de chaux, dilué dans l'eau au moment de l'emploi. La chaux neutralise l'acidité du sulfate, et le tout donne cette couleur bleu turquoise qui tache tout ce qu'elle touche. Sur une étiquette actuelle, ça donne par exemple : 200 g de cuivre par kilo de produit, soit 20 % de cuivre, apporté sous forme de bouillie.
C'est un fongicide de contact. Le cuivre déposé sur la feuille empêche les spores de germer à sa surface. Il ne rentre pas dans la plante et ne soigne pas une feuille déjà envahie. Tout son intérêt est donc préventif : il protège ce qui est encore sain. Les produits pour jardin actuels sont d'ailleurs enregistrés à la fois comme fongicides et comme bactéricides.
Une invention de la vigne, en 1882
L'histoire est jolie et, pour une fois, documentée. En octobre 1882, le botaniste bordelais Alexis Millardet remarque dans le Médoc que les ceps plantés en bord de route ont gardé leurs feuilles, alors que le mildiou de la vigne (Plasmopara viticola) ravage le reste. Le régisseur du domaine, Ernest David, lui explique qu'on asperge ces rangs d'un mélange de sulfate de cuivre et de chaux. Pas contre la maladie : contre les maraudeurs qui volaient les raisins. Millardet en tire le traitement que toute la viticulture adopte ensuite, avant qu'il passe au jardin potager.
La bouillie bordelaise est-elle encore autorisée au jardin ?
Oui. Depuis le 1er janvier 2019, un jardinier amateur ne peut plus acheter ni utiliser de produits phytopharmaceutiques de synthèse. Restent permis les produits de biocontrôle, les produits à faible risque et ceux dont l'usage est autorisé en agriculture biologique, à condition que leur autorisation porte la mention « emploi autorisé dans les jardins ». Notre fongicide bleu entre dans cette dernière case.
Dans le catalogue ouvert Ephy de l'Anses du 22 septembre 2026, j'ai compté neuf produits vendus comme « bouillie » ou « solution » bordelaise et autorisés avec cette mention. C'est le bon réflexe avant d'acheter : taper le nom du produit sur ephy.anses.fr et vérifier qu'il est « autorisé », que ta culture figure dans ses usages, et lire la dose.
Autorisée ne veut pas dire sans surveillance. Au niveau européen, les composés de cuivre ont été réapprouvés en 2018 comme « substances dont on envisage la substitution », avec un plafond d'apport que je détaille plus bas.
Contre quelles maladies utiliser la bouillie bordelaise ?

Le plus simple, c'est de regarder la liste des usages autorisés des produits pour jardin. Elle couvre le mildiou, la tavelure, la cloque, les chancres, la moniliose, mais aussi plusieurs maladies bactériennes. Les végétaux concernés vont de la tomate au pêcher, en passant par la vigne, le rosier et les pommes de terre.
| Culture | Maladies visées par l'autorisation | À retenir |
|---|---|---|
| Tomate, aubergine | Mildiou, taches brunes, bactérioses | Usage courant au potager |
| Pomme de terre | Mildiou | Sur certains produits seulement |
| Vigne | Mildiou, bactérioses | Pas pendant la maturation des raisins |
| Pommier, poirier | Tavelure, chancre européen, moniliose, feu bactérien | De la fin de saison au débourrement |
| Pêcher, abricotier | Cloque, coryneum, moniliose, bactérioses | Traitement de repos végétatif |
| Rosier | Mildiou | Également autorisé sous abri |
| Oïdium, insectes | Aucun usage autorisé | Hors de sa cible |
Deux idées reçues tombent au passage. La première : elle « ne fait rien sur les bactéries ». En fait, les autorisations comptent des usages contre des bactérioses sur la tomate, la vigne ou les fruitiers. La seconde : elle soignerait l'oïdium. Aucun des neuf produits amateurs que j'ai passés en revue n'a cet usage. Quant aux pucerons, ils s'en moquent, c'est un fongicide.

Au potager, sa cible numéro un reste le mildiou de la tomate et de la pomme de terre, qui se transmet d'une culture à l'autre. Au jardin partagé du quartier, c'est presque toujours le même scénario : un pied de pommes de terre qui noircit en juillet, et les tomates du bac voisin qui suivent quelques jours plus tard. Pour les autres problèmes, j'ai un guide des maladies et ravageurs du potager et un autre sur les maladies de la tomate.
Quand traiter : un préventif à poser avant le mildiou
Comme c'est un traitement préventif, tout se joue avant la contamination. Le cuivre doit être sur la feuille quand arrive l'épisode doux et humide, pas le lendemain. Sinon, tu pulvérises sur une maladie déjà installée, et tu ajoutes du cuivre au sol pour rien.
Au verger : de la chute des feuilles au débourrement
Pour les arbres fruitiers, les autorisations fixent une fenêtre précise. Sur le pommier et le poirier, du stade où la pousse a fini sa croissance jusqu'à l'éclatement des bourgeons. Sur le pêcher et l'abricotier, à partir du moment où la moitié des feuilles sont tombées, et toujours jusqu'à l'éclatement des bourgeons. En clair : un traitement après la chute des feuilles en automne, puis un autre en fin d'hiver, mais jamais sur un arbre en fleurs.
Au potager : la tomate et la pomme de terre
Pour les tomates, pas de date fixe. On surveille la météo. Une série de journées tièdes et pluvieuses, des nuits où la rosée ne sèche pas, et c'est le moment d'un premier passage. Ensuite, l'étiquette fixe un intervalle minimum entre deux passages, un nombre maximal de passages par an et un délai avant récolte (voir le tableau plus bas). Traiter « par principe » dès la plantation, c'est brûler une partie de ce budget avant d'en avoir besoin.
Le bon moment de la journée
Tôt le matin ou en fin de journée, sans vent ni forte chaleur. En plein soleil, la bouillie sèche avant d'avoir bien couvert la feuille, et le risque de brûlure augmente. Évite aussi les veilles de grosse pluie : le cuivre est lessivé avant d'avoir servi.
Dosage : ce que dit vraiment l'étiquette

On lit partout « 10 à 20 g par litre ». Ce n'est pas ce que disent les autorisations récentes. Sur plusieurs produits pour jardin, la dose est exprimée en grammes par mètre carré de culture traitée, pas par litre d'eau. Et d'un produit à l'autre, les doses changent, parfois beaucoup.
Pour que tu aies des repères fiables, voici les conditions d'emploi d'un produit précis, le Super 20 K (AMM 9900257), telles qu'elles figurent sur sa fiche Ephy. Ce sont celles de ce produit-là : pour le tien, c'est son étiquette qui fait foi.
| Culture | Dose de produit | Passages max par an | Délai avant récolte |
|---|---|---|---|
| Tomate (mildiou) | 0,5 g/m² | 4, à 7 jours d'intervalle | 10 jours (3 jours sous abri) |
| Vigne (mildiou) | 0,5 g/m² | 4, à 7 jours d'intervalle | 21 jours |
| Pommier, poirier (tavelure) | 0,5 g/m² | 4, à 7 jours d'intervalle | Non fixé (traitement avant la fleur) |
| Pêcher, abricotier (cloque) | 0,5 g/m² | 4, à 7 jours d'intervalle | Non fixé (traitement avant la fleur) |
| Rosier (mildiou) | 0,5 g/m² | 3, à 7 jours d'intervalle | Non fixé |
Sur la tomate et la vigne, la même fiche prévoit une variante à 0,4 g/m² avec cinq passages au lieu de quatre. La pomme de terre, elle, n'est plus autorisée sur ce produit : il faut en choisir un autre, par exemple ceux qui l'autorisent à 2,5 g/m².
Pourquoi une dose au mètre carré change tout
Ce qui compte, c'est la quantité de cuivre qui tombe sur une surface, pas la concentration dans le pulvérisateur. Pour un bac d'un mètre carré de tomates, la dose de ce produit donne 0,5 g de poudre par passage, dans assez d'eau pour mouiller le feuillage sans ruisseler. C'est très peu. Sur mon balcon, j'ai dû ressortir la balance de précision qui me sert pour les graines.
Le délai avant récolte
Dix jours en plein air sur la tomate, pour ce produit : c'est le temps à respecter entre le dernier passage et la cueillette. En pleine saison, ça veut dire choisir. Soit je traite, soit je récolte les fruits mûrs juste avant et je laisse passer le délai pour les suivants. Je le note dans mon carnet de culture, sinon je l'oublie.
Préparer et pulvériser la bouillie
Avec un produit du commerce, c'est simple. Je pèse la dose pour la surface à traiter, je la délaie dans un peu d'eau, puis je complète le pulvérisateur et j'agite. La fiche Ephy demande d'agiter au moins trois minutes et de vérifier que la bouillie est homogène. Je prépare juste ce qu'il faut : un fond de cuve ne se jette ni dans l'évier ni dans le caniveau.

Le geste qui change tout
Pulvériser la bouillie bordelaise sur le dessus et sur le revers des feuilles, en fines gouttes, jusqu'à ce que le feuillage soit humide sans ruisseler. Le revers, c'est là que le mildiou sort. Un jet grossier qui dégouline, c'est du cuivre qui finit au pied, dans la terre.
Côté protection, les fiches ne rigolent pas. Selon le produit, la bouillie est classée nocive par inhalation, et la version granulée peut provoquer des lésions oculaires graves. Gants, lunettes, manches longues, et on ne remet pas les pieds dans la zone traitée avant qu'elle ait complètement séché. Et jamais de traitement quand les abeilles, bourdons ou coccinelles sont au travail sur les fleurs : c'est une condition d'emploi, pas un conseil.
Et la recette faite maison ?
Ma grand-mère la faisait dans un seau, avec son sulfate et sa chaux. On trouve encore des recettes partout. Je ne le fais pas, pour une raison simple : un mélange maison n'a pas d'autorisation, donc personne n'a évalué sa dose, son délai avant récolte ni le nombre de passages qu'il supporte. Tout ce que je décris plus haut n'existe que pour les produits autorisés.
Les plantes qui supportent mal la bouillie
Les fiches donnent trois cas clairs. Les fleurs des plantes ornementales d'abord : traitées en pleine floraison, elles peuvent brûler, et l'étiquette doit préciser comment éviter cette phytotoxicité. La vigne ensuite, pour laquelle l'usage est refusé pendant la maturation des raisins. Les fruitiers enfin, dont la fenêtre autorisée se ferme à l'éclatement des bourgeons, avant la fleur.
Pour le reste, c'est à l'étiquette de ton produit de le dire. Si ta plante ne figure pas dans ses usages, tu n'as pas de dose autorisée pour elle.
Les erreurs à éviter
La plupart des déceptions viennent de l'usage, pas du produit. Voici celles que je croise le plus au jardin partagé, et que j'ai faites moi-même.
Les pièges classiques
- Traiter une plante déjà très atteinte. Le cuivre protège ce qui est sain, il ne rattrape pas une feuille envahie.
- Traiter chaque semaine « au cas où ». Le nombre de passages est plafonné, et chacun ajoute du cuivre au sol.
- Doser « au jugé » ou en grammes par litre alors que l'étiquette parle en grammes par mètre carré.
- Oublier le délai avant récolte, et cueillir des tomates encore bleues.
- Compter sur un fil de cuivre planté dans la tige de la tomate. Je n'ai jamais vu de preuve que ça marche, et ça blesse la plante.
Le cuivre est-il toxique pour le jardin ?
À faible dose, le cuivre est un oligo-élément utile aux plantes. Le problème, c'est qu'il ne se dégrade pas. Chaque traitement s'ajoute au précédent, et le cuivre dans le sol reste surtout dans les premiers centimètres. C'est cette accumulation, et non un passage isolé, qui pose problème.
Dans le sol : les vers de terre en première ligne
Les chercheurs de l'INRAE le mesurent sur les vignes, où l'usage répété de la bouillie dure depuis plus d'un siècle. Les couches de surface des sols viticoles français contiennent de quelques dizaines à plusieurs centaines de milligrammes de cuivre par kilo. Plus une parcelle a porté de la vigne longtemps, plus elle en contient, qu'elle soit cultivée en bio ou non aujourd'hui. À ces concentrations, la croissance et surtout la reproduction des vers de terre et d'autres petits organismes du sol sont perturbées. Les fiches des produits pour jardin le disent sans détour : le produit peut avoir des effets néfastes sur les vers de terre.
Pour l'eau, les pollinisateurs et toi
Les produits sont classés très toxiques pour les organismes aquatiques, avec des effets à long terme. D'où l'interdiction de traiter à moins de 5 mètres d'un point d'eau (puits, mare, ruisseau, fossé) et de vider les restes dans le caniveau, qui finit dans les eaux de ruissellement. Pour les abeilles, la règle est d'éviter tout traitement en leur présence. Et pour toi : poudre nocive à respirer, et gants obligatoires.
Le plafond de cuivre, et le calcul que personne ne fait
Le règlement européen de 2018 limite les apports à 28 kg de cuivre par hectare sur sept ans, soit 4 kg par hectare et par an en moyenne. Les fiches des produits pour jardin traduisent ça à notre échelle : pas plus de 0,4 g de cuivre par mètre carré et par an, toutes sources confondues. Faisons le calcul avec le produit du tableau. 0,5 g de poudre à 20 % de cuivre, c'est 0,1 g de cuivre par mètre carré. Quatre passages sur les tomates, et le plafond de l'année est atteint. Une seule culture consomme tout le budget.
Ce que je retiens pour mon balcon
- Je note chaque passage dans mon carnet, avec la date et la dose.
- Je ne traite que sur une annonce de temps doux et humide, jamais par habitude.
- Le produit reste sous clé, loin des enfants et des animaux.
Les alternatives à la bouillie bordelaise
Ma vraie alternative, ce n'est pas un autre produit : c'est de moins en avoir besoin. Aérer et espacer les plants, arroser au pied sans mouiller les feuilles, pailler pour que la terre ne remonte pas sur le feuillage, pratiquer la rotation des cultures et choisir des variétés moins sensibles au mildiou. Sur mon balcon, depuis que j'ai espacé mes bacs de tomates et que j'arrose au goulot, je sors le pulvérisateur beaucoup moins souvent.
| Solution | Cible | Mon avis |
|---|---|---|
| Prévention (espacement, arrosage au pied, paillage, rotation) | Mildiou et la plupart des maladies du feuillage | La base, avant tout traitement |
| Soufre | Oïdium, là où le cuivre n'a pas d'usage | Fongicide minéral sans cuivre, dose selon l'étiquette |
| Décoction de prêle, purin d'ortie | Vigueur générale des plants | Utiles pour moi, mais pas un fongicide |
| Bicarbonate et savon noir | Oïdium surtout | Un classique de jardin partagé, à tester avec prudence |
Mon avis, franchement : les préparations maison m'aident à garder des plants vigoureux, mais je ne leur demande pas de stopper un mildiou lancé. Quand la saison est pourrie et que le risque est là, je préfère un passage de bouillie bien placé, au bon dosage, qu'une série de pulvérisations au hasard. Et le reste de l'année, le cuivre reste au placard.
Sources
- Anses, catalogue Ephy, fiche du produit « Super 20 K » (AMM 9900257), consultée le 29/09/2026 : composition (200 g/kg de cuivre sous forme de bouillie), fonctions fongicide et bactéricide, doses, nombre de passages, intervalles, délais avant récolte, stades d'application, conditions d'emploi (0,4 g/m²/an de cuivre, pollinisateurs, 5 m des points d'eau, séchage complet, fonds de cuve, brûlures des fleurs ornementales, agitation de 3 minutes), classement H332, H400, H410. ephy.anses.fr/ppp/bouillie-bordelaise-super-20-k
- Anses, catalogue Ephy, fiche du produit « RSR Disperss Jardin » (AMM 2150087), mise à jour le 06/07/2026 : mention « emploi autorisé dans les jardins », classement H318 et H332, port de gants, dose de 2,5 g/m² sur pomme de terre, rappel de la limite de 28 kg de cuivre par hectare sur sept ans. ephy.anses.fr/ppp/bouillie-bordelaise-rsr-disperss-jardin
- Anses, données ouvertes du catalogue Ephy (fichiers du 22/09/2026, data.gouv.fr) : liste des neuf produits vendus comme bouillie ou solution bordelaise et autorisés avec la mention « emploi autorisé dans les jardins », et de leurs usages (dont l'absence d'usage contre l'oïdium). data.gouv.fr, jeu « Données ouvertes du catalogue E-Phy ».
- Ministère de l'Agriculture, « Jardiner avec des produits d'origine naturelle » (agriculture.gouv.fr), et DRAAF Hauts-de-France, « Loi Labbé : 1er janvier 2019 » : produits autorisés aux jardiniers amateurs depuis le 1er janvier 2019 et mention EAJ. agriculture.gouv.fr/jardiner-avec-des-produits-dorigine-naturelle ; draaf.hauts-de-france.agriculture.gouv.fr/Loi-Labbe-1er-Janvier-2019
- Règlement d'exécution (UE) 2018/1981 de la Commission du 13 décembre 2018, renouvelant l'approbation des composés de cuivre comme substances dont on envisage la substitution : 28 kg de cuivre par hectare sur sept ans, soit 4 kg/ha/an en moyenne. eur-lex.europa.eu, CELEX 32018R1981.
- Denaix L. et al., « Contamination en cuivre des sols viticoles », réseau ECOTOX d'INRAE, fiche thématique n° 40, août 2022 : invention en 1882, teneurs des sols viticoles, lien avec l'ancienneté de la vigne, effets sur les vers de terre. ecotox.hub.inrae.fr
- Wikipédia, article consacré à ce fongicide : découverte par Alexis Millardet en octobre 1882 dans le Médoc et rôle d'Ernest David. fr.wikipedia.org/wiki/Bouillie_bordelaise
- Échelle BBCH des stades de développement (fruits à pépins, fruits à noyau, vigne), pour lire les stades d'application des fiches Ephy (stade 53 : éclatement des bourgeons ; 91 : fin de croissance des pousses ; 95 : moitié des feuilles tombées ; 81 à 89 : maturation des raisins). en.wikipedia.org/wiki/BBCH-scale_(grape), (pome_fruit), (stone_fruit)
