Chez ma grand-mère, la bourrache poussait n'importe où. Dans les allées, entre les poireaux, au pied du mur couvert de lierre. Elle ne l'avait jamais semée, pas une fois. Et tout l'été, le potager bourdonnait. Il m'a fallu des années, et un balcon au quatrième étage, pour comprendre que ce bourdonnement n'avait rien de décoratif : c'était la moitié de sa récolte.
Sur mes 6 m² parisiens, j'ai d'abord cru que les abeilles ne monteraient jamais jusqu'à moi. Elles sont venues dès les premières fleurs de romarin. Depuis, je choisis mes fleurs mellifères comme je choisis mes légumes, avec un carnet de culture et un calendrier. Voici ma liste, les mois de floraison de chaque plante, et ce que j'ai appris en les regardant faire.
Qu'est-ce qu'une plante mellifère ?
Une plante mellifère, au sens strict, c'est une plante dont les abeilles tirent de quoi faire du miel. Au jardin, on emploie le mot plus largement : toute plante dont les fleurs nourrissent les insectes butineurs, abeilles domestiques, abeilles sauvages, bourdons, syrphes ou papillons.
Nectar et pollen : ce que les butineurs viennent chercher
Deux ressources, deux usages. Le nectar est un liquide sucré sécrété par des glandes, les nectaires, le plus souvent logées dans la fleur : c'est le carburant des insectes. Le pollen, ce sont les petits grains qui servent à la reproduction de la plante, et ce sont eux qui apportent les protéines aux larves. On parle de plantes nectarifères quand elles donnent surtout du nectar, de pollinifères quand elles donnent surtout du pollen. Les meilleures offrent les deux.
La production varie énormément. Elle dépend de l'espèce, de l'âge de la plante, de la place de la fleur sur la tige, mais aussi de la pluie, du soleil, du vent et de la température. Une lavande à l'ombre, sur mon balcon, ne vaut pas une lavande en plein sud. J'en ai fait l'expérience, en déplaçant mes pots d'un été à l'autre.
Le choix est immense : la flore de France métropolitaine est estimée à plus d'un millier d'espèces mellifères. Pour trier, je m'appuie sur la liste de 200 plantes attractives pour les abeilles, établie par FranceAgriMer, l'ITSAP, le ministère de l'Agriculture et plusieurs instituts techniques. C'est d'elle que viennent les mois de floraison de cette page.
Pollinisation : pourquoi en planter au potager
Parce que tes récoltes en dépendent. Selon l'évaluation de l'IPBES publiée en 2016, plus des trois quarts des cultures alimentaires mondiales dépendent au moins en partie de la pollinisation par les insectes et d'autres animaux, et près de 90 % des plantes à fleurs sauvages aussi. Les courgettes et les courges en sont l'exemple le plus parlant : s'il ne passe pas assez d'abeilles, la fleur femelle reçoit trop peu de pollen, le petit fruit démarre, puis sèche ou pourrit.
La tomate, elle, est un cas à part. Ses fleurs gardent leur pollen enfermé, et il faut les faire vibrer pour qu'il tombe. Les bourdons savent le faire. L'abeille domestique, non. Voilà pourquoi je tiens autant aux bourdons, et pourquoi un jardin nourricier ne se limite pas aux ruches des apiculteurs.
Qui vient butiner ? Abeilles, bourdons, syrphes et papillons
Quand on dit « abeille », on pense à l'abeille à miel. À côté d'elle, l'IPBES compte plus de 20 000 espèces d'abeilles sauvages dans le monde. Beaucoup vivent seules, nichent dans le sol ou dans des tiges creuses, et ne font pas de miel du tout. Elles pollinisent quand même.
Chaque groupe a ses préférences. Les bourdons, avec leur longue langue, vont chercher le nectar au fond des fleurs en tube, sauges, monardes, capucines. Les petites abeilles sauvages et les syrphes préfèrent les fleurs plates et ouvertes, achillée, coriandre, fenouil, où tout est à portée. Les papillons aiment les grappes serrées de petites fleurs comme celles du sédum.
Les syrphes méritent qu'on s'y arrête. Adultes, ils butinent le nectar et le pollen et pollinisent au passage. Leurs larves, elles, mangent des pucerons, des dizaines voire des centaines en quelques jours selon les espèces. Sur mes fèves, ce sont souvent elles qui font le ménage avant même que je remarque l'attaque.
Ma liste des 20 meilleures plantes mellifères

Je les ai rangées de la plus précoce à la plus tardive. Les mois indiqués sont ceux de la liste nationale : chez toi, ils bougeront de quelques semaines selon la région et l'exposition. Mon conseil de départ : mélange annuelles et plantes vivaces, et préfère les fleurs simples, au cœur bien ouvert.
1. Le romarin
Arbuste aromatique, en fleur de février à mars. C'est souvent la première table ouverte de l'année sur mon balcon, à une période où les butineurs ne trouvent presque rien. Il aime le sol sec, le plein soleil, et se cultive très bien au jardin ou en pot.
2. La bourrache
Annuelle, floraison d'avril à septembre. La plante de ma grand-mère, et ma favorite : ses fleurs bleues penchées ne désemplissent pas. Elle se ressème seule, parfois un peu trop. Ses fleurs se mangent, et c'est un bonus.
3. Le thym
Vivace aromatique, en fleur d'avril à juin pour le thym commun, de juin à juillet pour le serpolet. Il veut un sol pauvre et sec, ce qui en fait l'hôte idéal d'une jardinière oubliée. Et on le coupe pour la cuisine sans empêcher la floraison.
4. Le bleuet
Annuelle des moissons, floraison de mai à juillet. À semer en pleine terre, dans une bande fleurie ou un coin du potager. Au jardin partagé, on en a semé une bordure le long des haricots, et elle se ressème d'une année sur l'autre.
5. La phacélie
Annuelle, floraison de mai à septembre. Ses fleurs mauves en crosse attirent un monde fou, et elle fait par ailleurs un excellent engrais vert. On la sème en bande en pleine terre ou en grand bac. Mon avis : si tu ne dois en semer qu'une, c'est elle.
6. Le coquelicot
Annuelle, en fleur de mai à août. Il ne produit presque pas de nectar, mais énormément de pollen : ce sont les insectes qui récoltent le pollen qui s'y bousculent. Il se sème à la volée, sur une terre remuée, et se débrouille seul ensuite.
7. Le souci (calendula)
Annuelle, floraison de mai à novembre. C'est la plus longue de ma liste. Culture sans histoire au jardin ou en pot. Retire les fleurs fanées et il repart de plus belle. Les pétales finissent dans mes salades.
8. La lavande
Arbrisseau aromatique, floraison de juin à août pour la lavande officinale, dès avril pour la lavande maritime, dite lavande papillon. Des fleurs parfumées, un nectar recherché, un sol drainé et du soleil : c'est la plante de balcon par excellence. La mienne a survécu à tout, y compris à mes oublis d'arrosage.
9. Le cosmos
Annuelle, en fleur de juin à septembre. Ses grandes fleurs simples montrent leur cœur jaune bien à découvert. Je le démarre dans ma mini-serre, puis il file tout seul, en pleine terre comme en pot.
10. La sauge
Vivace, floraison de juin à septembre pour la plupart des sauges. Ses fleurs en tube sont faites pour les bourdons. Officinale ou ornementale, elle se cultive au jardin ou en pot, au soleil.
11. Le tournesol
Annuelle, floraison de juin à août. Chaque capitule est un garde-manger de nectar et de pollen. Je prends des variétés simples, à gros cœur bien visible. Les naines tiennent en pot.
12. Le népéta
Vivace, en fleur de juin à septembre pour le népéta glabre de la liste nationale. Une fois la première vague passée, je la rabats et elle refleurit. Sans exigence, elle fait une bordure superbe ou un grand pot. Le chat de ma voisine l'adore aussi, ce qui est une autre histoire.
13. La capucine
Annuelle, elle fleurit de l'été jusqu'aux premiers froids. Son nectar est caché au fond de l'éperon, réservé aux langues longues. Fleur comestible et piège à pucerons, parfaite en jardinière : je la détaille sur ma page capucine au potager.
14. L'achillée millefeuille
Vivace, floraison de juin à septembre. Ses fleurs plates en ombelle forment une piste d'atterrissage pour les petits insectes pollinisateurs et les syrphes. Rustique, elle pousse partout, même en pot.
15. La scabieuse
Vivace ou annuelle selon l'espèce, floraison de juin à octobre. Ses pompons restent visités tard dans la saison, par les abeilles comme par les papillons. Soleil et sol plutôt sec.
16. Le zinnia
Annuelle, en fleur au cœur de l'été. Les papillons l'adorent. Prends les formes simples plutôt que doubles, qui cachent leurs étamines sous les pétales. Au jardin ou en pot, en plein soleil.
17. La monarde
Vivace de plein été, au parfum de bergamote. Ses fleurs en tube attirent bourdons et papillons. Elle aime une terre qui ne sèche pas trop : grand pot ou pleine terre fraîche. Ses feuilles font une bonne tisane.
18. L'aster
Vivace, les asters fleurissent de juin à octobre selon les espèces, et les asters d'automne ferment la marche. Ce nectar tardif aide les butineurs à faire leurs réserves. Choisis-les avec soin : la liste nationale signale que certaines populations peuvent devenir envahissantes.
19. Le sédum d'automne
Vivace grasse, en fleur de la fin de l'été jusqu'aux premiers gels pour le sédum remarquable. Les petits sédums de rocaille, eux, fleurissent de mai à juillet. Ses larges têtes plates font venir papillons et abeilles, et il se passe presque d'arrosage : l'allié des balcons oubliés.
20. Le lierre
Liane, floraison de septembre à octobre. C'est l'un des derniers grands buffets de l'année, au point qu'une abeille sauvage, le collète du lierre, en dépend entièrement : elle sort en septembre, au début de sa floraison, et nourrit ses larves uniquement de son nectar et de son pollen. Le mur de ma grand-mère en était couvert. Je comprends mieux aujourd'hui pourquoi elle refusait de le tailler à l'automne.
Mon balcon en trois saisons
Sur 6 m², je n'ai pas les vingt. Je pioche : romarin et bourrache au printemps, lavande et cosmos en été, sédum et asters à l'automne. Ça suffit pour avoir des visites presque toute la belle saison. Peu de variétés bien échelonnées valent mieux qu'un mélange qui fleurit tout d'un coup.
Quelles fleurs pour chaque saison : le calendrier de floraison
Une fleur miracle, ça n'existe pas. Ce qui nourrit vraiment les pollinisateurs, c'est une succession de floraisons, sans trou, du premier redoux jusqu'aux gelées. Voici comment je répartis mes plantations, avec les mois de la liste nationale.
| Période | Plantes en fleur | Type |
|---|---|---|
| Hiver (déc. – mars) | hellébore noir (déc. – mars), noisetier (janv. – mars), amandier (janv. – mars), perce-neige (févr. – mars), romarin (févr. – mars), saule marsault (févr. – avr.) | arbres, arbustes, vivaces, bulbes |
| Printemps (mars – mai) | bruyères (mars – avr.), mahonias (mars – mai), pommier (avr. – mai), thym (avr. – juin), bourrache (dès avril), pissenlit (mai), bleuet (mai – juil.) | arbres, arbustes, annuelles, vivaces |
| Été (juin – août) | phacélie, cosmos, lavande, sauges, tournesol, népéta, achillée, tilleul (juin – juil.) | annuelles, vivaces, arbres |
| Automne (sept. – nov.) | asters, scabieuses (jusqu'en oct.), lierre (sept. – oct.), souci (jusqu'en nov.), sédum remarquable | vivaces, lianes, annuelles |
La sortie d'hiver, le moment le plus maigre
C'est la période qu'on oublie le plus, et celle où les premières fleurs comptent le plus. Au début du printemps, les reines de bourdons sortent seules et doivent trouver à manger tout de suite. Un pot de perce-neige, une hellébore à l'ombre, un romarin au soleil, et ton balcon devient une halte. Au jardin partagé, c'est le saule marsault du fond qui fait ce travail : ses chatons sont couverts d'insectes quand rien d'autre n'est ouvert.
L'automne, les dernières réserves
À l'autre bout, le lierre, les asters, le sédum et le souci prolongent la saison. Je ne coupe plus rien de fleuri avant les premiers froids. C'est une règle que j'ai notée en gros dans mon carnet, après avoir rasé un massif d'asters couvert d'abeilles un matin d'octobre. Je m'en veux encore.
Les arbres et arbustes mellifères
On pense aux petites fleurs, mais un arbre en fleur, c'est d'un coup une masse de fleurs qu'aucune jardinière n'égale. Les arbres et arbustes ont un autre atout : ils fleurissent souvent tôt, quand les plantes basses dorment encore.
Les ligneux que je recommande
- Noisetier et saule marsault : parmi les toutes premières ressources, de janvier à avril.
- Fruitiers : merisier en mars et avril, pommiers en avril et mai, framboisiers et mûres de mai à août. Récolte à la clé.
- Tilleul à grandes feuilles, en fleur en juin et juillet.
- Mahonias, de mars à mai, et cotonéasters, dont la floraison s'étale sur une grande partie de l'année.
En petit espace, on mise sur des arbrisseaux compacts en bac : un romarin, une lavande, un thym en boule. Ils jouent le même rôle de garde-manger, à l'échelle d'un balcon. Et si tu as un peu de place, un pommier en pot fait les deux : fleurs pour les abeilles au printemps, pommes pour toi à l'automne.
Les fleurs sauvages et les aromatiques qu'on laisse fleurir
Les plantes les plus utiles ne s'achètent pas toujours. Le pissenlit, en fleur en mai, le trèfle blanc, de mai à septembre, ou la vipérine, de juin à septembre, figurent tous dans la liste nationale. Au jardin partagé, on a arrêté de tondre une bande le long de la clôture. Quelques saisons plus tard, c'est le coin le plus vivant du terrain, et personne ne l'a semé.
Laisse monter tes aromatiques et quelques légumes
C'est l'astuce la plus simple du potager urbain. Une coriandre qui monte en graines fleurit de juin à septembre, un fenouil de juin à octobre, l'origan de juin à août, le basilic en juillet et août, la ciboulette en mai et juin. Même les radis oubliés donnent des fleurs butinées, de mai à juillet. Au lieu d'arracher ce qui « file », laisse quelques pieds fleurir. Tu perds une botte de coriandre, tu gagnes des syrphes.
Quelle fleur mellifère pour le potager, le balcon ou la jardinière ?

Pas besoin de grand jardin. Quelques pots de lavande, de cosmos ou de bourrache font un relais pour les abeilles de ville. Glisse-les en bordure de tes bacs, entre les légumes, ou dans une jardinière rien que pour elles.
Au potager, je place les fleurs au plus près des légumes qui ont besoin de visites : bourrache au pied des courgettes, souci entre les tomates, phacélie en bout de rang. Ce sont d'excellentes fleurs compagnes : elles attirent les pollinisateurs, mais aussi les auxiliaires qui dévorent les pucerons. Plusieurs se mangent, bourrache, souci et capucine en tête.
En jardinière, sur un balcon
Mes critères sont simples : du soleil, un substrat qui draine, et des plantes qui supportent un oubli d'arrosage. Lavande, thym, romarin et sédum cochent tout. Bourrache, cosmos et capucine donnent de la couleur et poussent vite. J'ajoute un peu de compost de mon lombricomposteur au printemps, pas plus : un sol trop riche fait des feuilles plutôt que des fleurs.
Quand et comment semer et planter
Les annuelles : semis en place au printemps
Bourrache, phacélie, bleuet, coquelicot, souci : je les sème directement en place au printemps, quand la terre s'est réchauffée. On griffe, on sème à la volée, on tasse, on arrose en pluie fine. C'est tout. Plusieurs se ressèment ensuite d'une année sur l'autre. Cosmos et zinnias, plus frileux, je les démarre en godets sous ma mini-serre avant de les installer.
Les vivaces et les arbustes : plantation au printemps ou à l'automne
Lavande, thym, sauge, népéta, asters : je les plante en godet, au printemps ou à l'automne, quand la terre est encore tiède et humide. L'automne a ma préférence pour les vivaces : elles ont tout l'hiver pour s'enraciner avant leur première saison.
L'astuce du semis décalé
Je sème mes annuelles en plusieurs fois, à quelques semaines d'écart, plutôt qu'en une seule fois. Les floraisons se relaient au lieu d'exploser toutes ensemble, et il y a des fleurs ouvertes bien plus longtemps. Une bande de phacélie semée comme engrais vert fait d'une pierre deux coups : elle nourrit le sol et les pollinisateurs.
Les plantes mellifères à éviter, ou à choisir avec soin
Toutes les fleurs ne se valent pas pour les insectes. Trois pièges reviennent souvent.
Ce que je laisse en jardinerie
- Les fleurs très doubles : leurs pétales en surnombre viennent d'étamines transformées. Plus une fleur est double, moins elle a d'étamines, donc de pollen.
- Les espèces qui peuvent devenir envahissantes : la liste nationale signale par exemple le robinier faux-acacia, certains asters, le topinambour, l'érable negundo et le mimosa. Renseigne-toi avant de les planter près d'un milieu naturel.
- Les plantes traitées : un insecticide sur une fleur destinée aux butineurs, c'est un piège. Je ne traite jamais mes fleurs, et je préfère les semis maison aux potées achetées en pleine floraison.
Les garder utiles toute la saison
Pour prolonger la floraison, je retire les fleurs fanées des annuelles : le cosmos et le souci repartent aussitôt. En fin de saison, j'arrête, et je laisse quelques pieds monter en graines pour les ressemis spontanés, et pour les oiseaux. Pas de pesticide, jamais : il tuerait les insectes que tu cherches à attirer.
Une soucoupe d'eau avec quelques cailloux pour qu'elles se posent, quelques tiges creuses laissées debout pour les abeilles solitaires, et ton coin de verdure devient un vrai lieu de vie. Mon balcon n'est pas grand. Mais de la sortie de l'hiver jusqu'à l'automne, il ne se passe pas une matinée de soleil sans visite.
Sources
- FranceAgriMer, ITSAP, ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, SNHF, ASTREDHOR, VAL'HOR et partenaires (juin 2017). Liste de plantes attractives pour les abeilles : plantes nectarifères et pollinifères à semer et à planter. 200 espèces, périodes de floraison mois par mois. Document PDF publié sur valhor.fr.
- IPBES (26 février 2016). Communiqué sur l'évaluation des pollinisateurs, de la pollinisation et de la production alimentaire. Publié sur ipbes.net.
- Wikipédia, « Collète du lierre » (période de vol et alimentation des larves) ; « Fleur double » (étamines transformées en pétales) ; « Syrphidae » (alimentation des adultes et des larves) ; « Hylotelephium spectabile » (floraison du sédum remarquable).
- Wikipedia (en), « Papaver rhoeas » (nectar et pollen du coquelicot) ; « Buzz pollination » (tomate, bourdons, abeille domestique) ; « Zucchini » (pollinisation des courgettes).
