Le mildiou de la tomate est la maladie la plus redoutée au potager. Ce champignon (une maladie cryptogamique) profite de l'humidité pour ravager les plants de tomates en un rien de temps. La clé n'est pas tant de le traiter — c'est difficile une fois installé — que de le prévenir. Voici comment protéger tes tomates.
Reconnaître le mildiou de la tomate

Les premiers signes : des taches brunes à noires sur le feuillage et les tiges, parfois soulignées d'un duvet blanc au revers des feuilles. Les fruits se marbrent et durcissent. Le mildiou file du bas vers le haut du plant, très vite.
À ne pas confondre avec un simple manque d'eau (feuilles molles) ou la nécrose apicale (« cul noir » des fruits, liée à l'arrosage irrégulier). Le mildiou, lui, fait des taches huileuses qui s'étendent et noircissent en quelques jours.
Causes et conditions favorables
Le développement du mildiou tient à un trio : un champignon présent dans l'air et le sol, de l'humidité (pluie, rosée, feuillage mouillé) et des températures douces (15-25 °C). Les spores germent sur une feuille humide en quelques heures. C'est pourquoi les étés orageux et les arrosages sur le feuillage sont si propices à la maladie.
Prévenir le mildiou (l'essentiel)

Les gestes qui évitent le mildiou
- Arroser au pied, le matin, sans mouiller le feuillage.
- Espacer, tuteurer et effeuiller le bas pour aérer.
- Pratiquer la rotation et choisir des variétés résistantes.
Traiter le mildiou : que faire vraiment
Soyons clairs : une fois le mildiou bien installé, aucun traitement ne le fait reculer. Le préventif reste le seul vrai levier. En amont, dès que le temps devient humide, on peut pulvériser de la bouillie bordelaise (à base de cuivre, avec modération) ou une décoction de prêle, qui freinent l'installation du champignon.
Dès les premières taches, on agit vite : supprimer les parties atteintes, aérer, stopper tout arrosage sur le feuillage. Si un plant de tomate est très touché, mieux vaut l'arracher pour protéger les autres. C'est aussi vrai pour la pomme de terre, sensible au même mildiou.
Manger les fruits, variétés, plants touchés
Les fruits marqués de taches brunes dures se conservent mal : on les écarte. Mais les tomates encore saines d'un plant touché se récoltent et se mangent sans souci, à faire mûrir à l'abri. Le mildiou n'est pas dangereux pour l'humain — c'est un souci de récolte, pas de santé.
Pour la saison suivante, mise sur des variétés tolérantes et soigne la culture dès la plantation des tomates. Un plant vigoureux, bien conduit dans un potager équilibré, résiste toujours mieux. Garde aussi un œil sur l'oïdium, l'autre grand champignon du potager.

